La K 75 dans Motorrad


Cette partie historique est le travail (conséquent !) d’un lecteur du site Christian DEVOT (alias « Wardenclyffe »). Fort de sa connaissance de la langue allemande et passionné (entre autres) de K75, il s’est proposé de compiler toute une série d’articles de la revue Motorrad parus au cours de la vie de cette moto. Vous trouverez ainsi beaucoup d’éléments sur la genèse de cette fabuleuse machine. 

De 1985 à 1996, c’est à dire durant toute la présence de la K 75 sur le marché, pas moins de 17 numéros du magazine allemand Motorrad ont parlé de la moto, de ses modèles et de son évolution, et l’ont soumise à des tests sur longues distances et à des essais comparatifs.
C’est donc le regard de journalistes et essayeurs allemands sur une production de leur grande marque nationale que nous allons résumer ici, au fil des articles publiés par le magazine. Cette revue de presse permet de situer la K 75 dans son contexte au cours des années, telle qu’elle a été perçue, appréciée, critiquée, face à ses concurrentes, et finalement de voir à l’œuvre une façon de penser spécifiquement germanique : soucieuse d’exactitude, d’analyse reposant sur des faits et des chiffres tangibles, maîtrisant ses passions avec un parti-pris d’objectivité qui donne encore plus de force à ses enthousiasmes… et ses déceptions.
Pourquoi Motorrad ? Parce que ce magazine a été en Allemagne ce qu’a été Moto-Revue en France. Le premier est né en 1903, le second en 1913. Dans les années cinquante, quand l’Europe se reconstruit et que peu à peu, les temps modernes se dessinent, ce sont les revues des passionnés de moto de part et d’autre du Rhin, à une époque où pas une japonaise n’a débarqué en Europe, où la moto est d’abord un moyen de transport utilitaire, où les marques nationales se frottent à la seule concurrence des pays voisins, mais où l’esprit de compétition est bien présent sur les circuits. Motorrad est donc le magazine historique en Allemagne, tirant à 30 000 exemplaires dans ses années noires entre 1950 et 1960 (quand les Allemands abandonnent leur moto pour s’acheter une voiture), avant de bondir jusqu’à 250 000 exemplaires en 1976. Il faut dire qu’en 1969, les Honda 750 quatre-cylindres ont fait leur apparition, et que le film Easy Rider a marqué les esprits de toute une génération.
Ce boom de la moto, les Japonais en sont les maîtres. Chez BMW, on capitalise sur le flat-twin, qui gagne peu à peu en cylindrée, mais qui paraît de plus en plus dépassé par les événements. L’évolution se heurte à une révolution. L’érosion des ventes est continue, et en Bavière, on a du mal à se remettre en cause. Pourquoi sacrifier à la mode ? Pourquoi abandonner les valeurs qui font la réputation de la marque ? Au moment où l’existence même de BMW est en question, tellement les ventes s’écroulent, les ingénieurs s’appuient sur le savoir-faire automobile de la marque pour imaginer le concept K. Et l’introduire sur le marché d’abord sous sa forme quatre-cylindres, puis trois-cylindres. En 1985, quand arrive la K 75, BMW, qui se redresse lentement après la sortie de la K 100, a représenté l’année précédente 10 % du marché en Allemagne. Les quatre marques japonaises, Honda, Yamaha, Kawasaki et Suzuki totalisent 84 %. Et pas une marque anglaise dans les dix premières.
Nous sommes donc en 1985…

A suivre : Lancement et premiers essais

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2 commentaires pour La K 75 dans Motorrad

  1. BOUSQUET Hervé dit :

    Merci pour tous ces articles tirés du mgazine Motorrad. Une mine d’or pour lesfans de la K75. Les essayeurs français sont moins pointilleux sur la puissance de la K75RT mesuré au banc à 75 cv … idem pour la vitesse de pointe ?

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    • Wardenclyffe dit :

      Hervé, il y aurait tout un article à faire sur la façon dont, depuis des années, les gens de Motorrad testent les machines. Cela se passe en général sur le circuit du Nürburgring, avec des mécanos qui dotent chaque moto d’appareils d’enregistrement de plus en plus perfectionnés depuis les années cinquante, et un atelier avec banc d’essai qui mesure la puissance à la roue arrière. La puissance est donc exprimée en PS, et non en CV DIN. On peut voir que pour la K75, les mesures de puissance et la vitesse de pointe évoluent selon les essais.

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