L’indice d’une huile


Les différents types d’huile

Il existe 3 types d’huile :

  • Minérale : c’est l’entrée de gamme. Elle est issue du raffinement du pétrole. Leur qualité est piètre et ne sont pas mélangeables avec des huiles semi-synthèse ou synthèse.
  • Semi-synthèse : Ce sont des huiles de milieu de gamme, dosées généralement à 35% d’huile de synthèse et 65% d’huile minérale.
  • Synthèse : c’est une huile haut de gamme, utilisée pour les conduites intensives. Elle est constituée d’une base et d’additifs. Elles possèdent un haut pouvoir fixant qui permet à grande vitesse de lutter contre l’effet centrifuge. En même temps, elles ont un pouvoir isothermique important. De haute qualité, elles vieillissent mieux et permettent d’espacer les vidanges. Attention cependant à ne pas tomber dans l’excès : sur des moteurs « lents », leur pouvoir isotherme entrave la dissipation de la chaleur.

Les indices

L’indice d’huile répond à la norme SAE (Society of Automotive Engineer). Il mesure la viscosité de l’huile, c’est à dire sa résistance à l’écoulement en fonction de la température.

Les huiles monogrades

Elles ne comportent qu’un seul indice, soit à froid (SAE10W) ou à chaud (SAE30). Je ne m’étendrai pas sur ce type d’huile car son usage est très restreint tant au niveau des moteurs qui la supporte qu’au niveau de son utilisation en général (limité à des zones géographiques à température constante, chaude ou froide).

Les huiles multigrades

L’indice est composé de deux valeurs séparées par la lettre « W » (pour « Winter » en anglais, hiver en français) :

  • La première valeur indique la viscosité à froid. Plus il est bas, plus l’huile reste fluide à basse température (une huile 0W est donc fluide en théorie jusqu’à -35°C). Le démarrage est l’instant le plus critique pour un moteur : pensez qu’à l’arrêt, l’huile redescend petit à petit dans le carter, si bien qu’il n’y a presque plus d’huile pour la lubrification du moteur lorsqu’il redémarre. Avec une huile très fluide à froid, elle offre moins de résistance au démarrage et nécessite moins d’effort au moteur. Ce faible effort est d’autant plus important que les engrenages ne sont pas lubrifiés… La boucle est bouclée !
  • La deuxième valeur indique la viscosité à 100°C. Elle indique la capacité de l’huile à résister aux hautes températures : plus il est élevé, plus l’huile résiste aux hautes températures.

En règle générale, on constate que plus le premier chiffre est bas, plus le second est haut.

Enfin, petite recommandation : avant d’utiliser un bidon d’huile, agitez le vigoureusement. Les additifs qu’il contient, par simple gravité, ont tendance à partir au fond. Si vous ne prenez pas cette précaution, la « première huile » que vous allez utiliser en manquera cruellement…

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